Une écrasante majorité des ménages connait le DPE, un diagnostic obligatoire à la vente comme à la location de logement. Mais paradoxalement, peu d’entre eux connaissent la note DPE de leur bien immobilier.
Différents sondages réalisés ces dernières années sur le DPE montrent que les Français connaissent désormais ce diagnostic. Les ménages savent en particulier que le DPE est obligatoire dans le cadre d’une mise en vente ou en location de logement et que ses estimations sont illustrées par une étiquette énergétique. 55 % des personnes interrogées par l’Anil début 2024 estiment ainsi que le DPE est utile pour réduire ses dépenses énergétiques. Le baromètre Habitat 2024 de Cetelem confirme que 67 % des ménages propriétaires disent connaître le DPE. Pourtant, quand les questions portent sur les performances énergétiques de leurs biens, les réponses ne correspondent pas à la réalité.
25 % des propriétaires interrogés par le Cetelem estiment ainsi que leur logement est noté A ou B. Or, selon les statistiques de l’Observatoire du DPE géré par l’Ademe, seuls 4 % des logements ont une étiquette A ou B. Cette tendance à surestimer les performances énergétiques d’un logement n’est pas nouvelle. Une étude datant de 2022 réalisée par Monexpert-renovation-energie.fr montrait déjà que seulement 3 % des sondés estimaient que leur logement était classé F ou G alors que les passoires thermiques représentent 14 % du parc immobilier. Le faible nombre de DPE réalisés expliquerait cette mauvaise perception des performances énergétiques des logements. Depuis la réforme de 2021, environ 10 millions de DPE ont été réalisés pour 37 millions de biens immobiliers (dont 31 millions sont des résidences principales).