La sécurité électrique des logements reste insuffisante
09 Juillet 2025

La sécurité électrique des logements reste insuffisante

Le baromètre 2025 de la sécurité électrique des logements publié par l’Observatoire national de la sécurité électrique (Onse) montre que plus de 80 % des habitations présentent au moins une anomalie.

Les principaux enseignements du baromètre

Le baromètre de l’Onse se base sur l’analyse de 400 000 rapports d’état de l’installation électrique réalisés pour une vente (320 000 diagnostics) ou une mise en location (80 000 diagnostics). Il montre que 82,6 % des logements diagnostiqués (84,6 % pour ceux en vente et 74 % pour ceux en location) ont au moins une anomalie électrique. Ils étaient 85 % en 2021 et 83 % en 2024 à présenter au moins une anomalie électrique. Même si de légers progrès sont enregistrés, le nombre de logements avec au moins un défaut électrique reste trop important. D’autant plus que, selon le baromètre, certains biens immobiliers cumulent les anomalies. Un bien construit dans les années 80 présente ainsi en moyenne 6 anomalies électriques, soit 4 fois plus qu’un bien construit dans les années 90.

Des risques réels

Le baromètre révèle aussi qu’environ 60 % des propriétaires réalisent des travaux afin de sécuriser l’électricité du logement après consultation du diagnostic. Les risques liés à une électricité défectueuse sont en effet une réalité. Même si on ne compte que 34 décès par électrocution en 2022, environ 3 000 personnes, pour la plupart des jeunes enfants, sont électrisées chaque année et 30 % d’entre elles sont amenées aux urgences. De même, 238 000 déclarations pour dommages électriques ont été envoyées aux assureurs en 2022. Enfin, on estime que, chaque année, 30 000 à 55 000 incendies sont d’origine électrique.